6 jours pour réveiller ton cœur! Méditation sur le Psaume 103. JOUR 2

Jour 2: versets 3 à 5: 

«Car c’est lui qui pardonne tous tes péchés, 
qui t’arrache à la tombe. 
c’est lui qui te guérit de toute maladie, 
C’est lui qui te couronne d’amour, de compassion 
et qui te comble de bonheur tout au long de ton existence ; 
et ta jeunesse, comme l’aigle, prend un nouvel essor.»

Psaumes 103:3-5



   

  « Tu es le maitre de ta propre réalité ». « Vis ta vie ! », « crois en toi! », « tu es aux commandes! Vis ton rêve ». Les réseaux sociaux nous abreuvent de ce genre de phrases qui sont censées nous aider à nous sentir bien, à nous donner du courage. Nous vivons une époque décidément tournée vers l’individu. Une époque bien loin de celle de David. 


Après s’être exhorté tout entier à rendre grâce au Seigneur, David nous donne maintenant les raisons de cette louange. Il nous révèle les traits de caractère de ce Dieu qu’il tient tant à honorer par son chant de prière. C’est le moment d’énumérer les « bienfaits » de Dieu évoqués dans le verset 2. 


Ce qui frappe d’abord, c’est la répétition de « C’est Lui ». Cette anaphore qui présente Dieu comme la source de tous les bienfaits de notre vie. 

 Elle insiste sur le fait que Dieu seul est aux commandes. David reconnaît qu’il n’a que peu de contrôle sur sa vie. Il faut dire que David ne vivait pas au temps des slogans qu’on nous assène chaque jour sur les réseaux sociaux. 

Il sait qu’il y a aux commandes de sa vie quelqu’un de puissant et de compétent, un être juste auquel il vaut mieux abandonner cette illusion moderne d’un contrôle total de nos destinées. 


   La première raison qu’il nous donne est : « Car c’est Lui qui pardonne tous tes péchés »: le mot « péché » est un mot qui peut effrayer. On le range (avec l’«enfer ») , dans la catégorie des mots archaïques, de ceux qui ne nous concernent plus « aujourd’hui ». Pour les athées, le « péché » fait partie de cet aspect culpabilisant de la foi chrétienne. Ils imaginent le croyant se flagellant en rythme pour expier ses «péchés ». C’est une erreur communément faite sur la foi chrétienne. Et c’est mal connaître notre Seigneur. Pour les chrétiens ce n’est pas forcément un concept facile non plus à mettre en pratique! Car ce verset invite à l’introspection. David nous incite à nous regarder dans un miroir. Pour les chrétiens, c’est un travail difficile, un de ceux devant lesquels on s’esquive facilement. Mais c’est un travail nécessaire.


   Cependant il ne faut pas oublier que, tout en faisant cette inspection intérieure, nous nous regardons surtout à travers les yeux du Seigneur. À notre regard se superpose Son regard. 

   Et son regard est compatissant. C’est un regard qui nous aime en dépit de ce que l’examen révèle de nous, car, nous dit David, Dieu nous « couronne d’amour et de compassion ». 

   Sur nos têtes penchées sous le poids de la culpabilité et parfois même de la honte, Dieu pose délicatement une couronne qui nous nomme : « aimé », « pardonnée ». Comme l’assure l’auteur des Romains: nous sommes « coupables mais pas condamnés » (Romains 8:1).


   Cette couronne d’amour est la raison pour laquelle nous ne restons pas la tête baissée, que la honte et la peine n’ont pas le dernier mot. 

   L’amour de Dieu nous donne le courage de reconnaître nos fautes et surtout l’envie de changer. Porteurs de cette couronne, nous pouvons fièrement relever la tête, et, plongeant notre regard dans celui de notre Dieu, nous pouvons y voir son amour et connaître le « bonheur » (verset 5).

 

  En second lieu, David explique que Dieu promet la joie et l’énergie d’affronter les souffrances.

   C’est vrai, le verset 3 nous rappelle que la maladie et la mort font parties de ce monde. La vie humaine est pleine de souffrances. Notre monde est déchu et la mort en fait malheureusement partie. La promesse faite au chrétien n’est pas celle d’une vie sans souffrance. Cependant Dieu nous promet de nous  « comble[r] de bonheur », celui qui vient de la conviction d’être aimé.


   Ici encore David prêche à lui-même. Il se rappelle les bienfaits de Dieu pour lui, il remplit son esprit du souvenir de son amour. 

   Souvenez-vous des prières exaucées, souvenez-vous du soutien que vous avez ressenti pendant cette période si difficile où tous les autres vous avaient abandonné. Repassez dans votre esprit ces moments où vous saviez que Dieu était présent avec vous. Mémorisez les versets de la Bible, les paroles du Christ. Que tous ces souvenirs, que toutes ces paroles vous apportent la conviction de Son amour. Que cette conviction  pénètre votre cœur, votre âme et votre corps, tout votre « nephesh » jusqu’à ce que vos forces soient renouvelées. 


   La joie ne vient pas de l’absence de souffrances ou de soucis. C’est ce qui découle d’une vie passée en relation étroite avec Dieu, dans sa présence et dans la gratitude pour l’amour qu’il nous porte. 

Cette relation à Dieu nous donne l’énergie d’aller de l’avant, en Sa compagnie, couronnés de son amour et de sa compassion. 

Seigneur,

merci infiniment pour ton amour, ta compassion. 

Je sais Seigneur que j’ai commis des erreurs, 

Je souffre parfois de la honte de ce que j’ai fait , de ce que j’ai subi dans mon passé, 

Mais toi Seigneur, tu m’aimes et tous les jours par ta présence tu me prouves ton amour. 

En ta présence je ressens une joie profonde.

Merci Seigneur, car tu me portes et tu me donnes le courage d’aller de l’avant, 

Tout mon être sait que ton amour me soutiendra toujours, 

comme un vent puissant sous mes ailes. 

Amen. 





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